Si le commerce est basé sur la confiance, sa version " en ligne " suit le même chemin. Il existe donc plusieurs solutions de paiement pour le commerce électronique qui sont de plus en plus sécurisées et donc fiables. L'escroquerie à la carte Bleue devient de plus en plus difficile.
A quoi cela sert ?
- Pour que le commerce électronique prenne de plus en plus d'ampleur, il faut une confiance quasi absolue envers le commerçant et la méthode de paiement. Délicates et sujettes à diverses tentatives de piraterie, les solutions de paiement sont devenues fiables et sécurisées à condition de faire attention à quelques points importants.
- Par exemple, vérifiez que le site commerçant affiche lors du paiement par carte bancaire, une page Web protégée avec l'apparition d'un symbole de type clé ou cadenas. Un autre moyen est de passer par un organisme de confiance comme Fia-Net (
www.fia-net
) qui référence les sites de commerce électronique et garantit à l'acheteur que le e-marchand est fiable.
- Aujourd'hui, les solutions de paiement font appel aux cartes de crédit, même si les marchands offrent la possibilité de payer par chèque. Une récente étude, menée par le groupement Visa, montre que l'utilisation des cartes Visa par le grand public pour acheter en ligne a fortement progressé en Europe entre la fin de l'année 2001 et la fin de l'année 2002.
Parmi les différents secteurs du e-Commerce, c'est dans le domaine du tourisme (trajets aériens, locations de voitures, etc.) que l'utilisation de la carte Visa s'est le plus fortement accrû. Avec la multiplication des e-voyagistes, le grand public prend peu à peu l'habitude d'acheter ses vols secs, ses séjours et de louer ses voitures sur Internet, à la fois pour bénéficier de promotions (notamment auprès des compagnies low cost, dont la vente se fait souvent uniquement sur le Web) et pour profiter de la simplicité d'utilisation du e-ticket.
Comment cela marche ?
- Pour le paiement par carte bancaire, rien n'est plus simple. Il suffit de taper son nom, le numéro de la carte et la date d'expiration. Les données transitent par des liens sécurisés vers le serveur du site marchand où elles sont d'abord vérifiées par un organisme bancaire tels que Visa, puis traitées dans le système d'information de l'entreprise par les services comptabilité et livraison. Dans tous les cas, vous devez recevoir un accusé de réception par courrier électronique.
- Pour d'autres services comme les bornes interactives, celles-ci peuvent être équipées de lecteur de carte bancaire comme la borne Internet grand public avec paiement sécurisé " Net4U2 " de chez Ultimedia (
www.ultimedia.fr
).
Une autre méthode pour l'accès par Internet à du contenu multimédia comme la vidéo, est proposée par EasyClick : la possibilité pour l'internaute d'accéder immédiatement à des services en ligne payants, sans carte bleue et sans engagement, via un numéro d'appel surtaxé (ex : 0,34 €/min T.T.C.). EasyClick (
www.easyclick.com
) fonctionne pour tout type de connexion (modems RTC ou Numéris, câble, ADSL ou accès bureau) et tout type de système (PC, Mac ; Windows, Mac OS, Internet Explorer, Netscape), sans modification de la configuration de l'internaute. L'internaute a toujours connaissance du prix du service, que ce soit lors de la connexion ou pendant sa navigation (barre de commande). Le montant du service est intégré dans la facture de l'opérateur télécom. C'est aussi du commerce électronique.
Comment font-ils ?
- Depuis mi-avril, la ville d'Issy les Moulineaux expérimente le projet Issy Mobile avec une centaine de personnes, en partenariat avec les sociétés SFR et Movilor. Chacune d'entre elles peut ainsi payer sa place de stationnement avec son téléphone. Il s'agit là d'un nouveau service, optionnel toutefois, puisqu'il sera toujours possible d'utiliser une borne de paiement traditionnelle.
- La première phase expérimentale d'Issy Mobile se déroule d'avril à septembre 2003. Au cours de cette phase, des usagers sélectionnés par l'opérateur SFR vont tester le système, avant sa généralisation
Comment cela va évoluer ?
NTT Communications devrait lancer au printemps prochain, un système de paiement et de règlement qui fera appel aux téléphones mobiles au lieu des cartes de crédit. La société va mettre en place un système d'information qui sera accessible à partir de téléphones mobiles, boutiques de détail et distributeurs automatiques (de nourriture par exemple), pour mener des transactions.
- Un service client sera également créé pour annuler le service et la transaction si le téléphone est volé. Le service fera appel aux moyens de communications par infrarouge des téléphones mobiles. Un logiciel spécial sera téléchargé dans le combiné afin qu'il puisse émettre des informations directement vers d'autres capteurs infrarouges dans les magasins ou avec les distributeurs automatiques.
- Les utilisateurs auront besoin d'un mot de passe pour effectuer les paiements. NTT Communications testera le nouveau service avec notamment Visa International.
- En France, Pour renforcer la sécurité des achats sur le Web, le Groupement des cartes bancaires va imposer, lors de chaque transaction, la saisie du cryptogramme visuel figurant au dos des cartes. Ainsi, dès le 1er janvier 2004, les cybercommerçants seront dans l'obligation de recueillir le cryptogramme visuel de toute carte bancaire lors d'une transaction à distance. Autrement dit, en plus de la saisie du numéro de carte, et de sa date d'expiration, l'acheteur devra indiquer les trois derniers chiffres figurant au dos de sa carte bancaire.
- Enfin, la Mobile Payment Services Association (MPSA), société créée par Orange, Telefónica Móbiles, T-Mobile et Vodafone dans le but d'accroître l'interopérabilité des services de paiement mobile, a changé de nom. Elle s'appelle désormais Simpay.
Cette nouvelle identité devrait contribuer à lui assurer un positionnement solide sur le marché du grand public. Elle témoigne également de l'évolution de l'usage du téléphone mobile, qui est passé du statut de simple appareil de communication à celui d'outil totalement intégré au style de vie et permettant d'effectuer des paiements.
L'objectif principal de la société consiste à créer un environnement ouvert et interopérable pour les paiements mobiles. Simpay facilitera des transactions comme éventuellement les petits achats dont le montant serait débité sur le compte téléphonique mobile de l'utilisateur, l'achat d'un fichier MP3, le téléchargement d'un jeu ou encore le paiement d'un parcmètre.
Les montants plus élevés pourraient également bénéficier du paiement mobile, notamment via l'utilisation de cartes de crédit et de paiement dans le cadre de transactions telles que la réservation d'un voyage, l'achat de places de théâtre ou l'envoi d'un cadeau.
Les nouveaux moyens de paiement à l'étranger
Si la France compte plusieurs moyens de paiement comme la Carte à puce pour les achats de tous les jours, d'autres prennent place à l'étranger notamment dans la région Asie-Pacifique, axées sur l'usage du téléphone mobile et des codes barres.
Codes barres et téléphones mobiles
La société japonaise Index a commencé le 19 juillet 2003, la commercialisation d'un système sous forme d'ASP (Fournisseur d'accès à des applications), pour permettre l'admission à des évènements ou des exposition en utilisant un code barre 2D affiché sur l'écran d'un téléphone mobile. Grâce à ce système, le code barre bidimensionnel est d'abord envoyé comme ticket électronique vers des utilisateurs de téléphone mobile souhaitant aller à un évènement. Le jour de cet évènement, le système de contrôle à l'entrée va lire et authentifier le code barre indiqué sur l'écran du mobile.
En fonction des demandes des utilisateurs en entreprise, il est possible d'accroître le niveau de sécurité. Par exemple, lorsque le code barre est affiché sur l'écran du mobile, le système d'identification du terminal intégré dans chaque appareil (comme la carte SIM par exemple pour la France) est envoyé vers l'ASP. Le mauvais usage ou l'usage abusif du ticket peut être protégé en faisant correspondre l'identification enregistrée chez l'ASP avec celui du terminal des prioritaires du téléphone mobile.
De son côté, en juillet 2003, la société Diamond a mis en place un site Web pour les téléphones mobiles, en liaison avec son nouveau magazine " Compass ". Le site procure des détails sur les biens et services mentionnés dans le magazine et les informations issues du bouche à oreille des lecteurs. Un accès aisé sur le site de Diamond est permis via les capacités de lecture de codes barres des téléphones mobiles de chez NTT DoCoMo. L'URL (l'adresse du site Web) d'une page spécifique comprenant tous les détails d'un produit ou service présent dans le magazine, est imprimé en codes barres.
La personne qui lit le magazine, pointe la partie appareil photo de son combiné téléphonique sur ce code, et est connecté automatiquement sur la page correspondante du site Web de Diamond. Une application similaire est en cours par Hankyu Kitchen qui vend des produits frais et de l'épicerie dans des supermarchés. Via son catalogue où des codes barres seront imprimés pour chaque produit, les particuliers pourront les commander avec leur téléphone mobile. Ce dernier sera relié au site Web de Hankyu Kitchen. Ainsi, les numéros de produits et leur quantité seront directement expédiés.
Une nouvelle carte VISA plus petite pour la région Asie-Pacifique
Visa International Asia Pacific, basée à Singapour chargée de la gestion et de la promotion de la carte de crédit Visa, a montré une nouvelle version de cette carte, baptisée " Visa Mini ", le 18 août 2003. Sa taille a été réduite de 57% par rapport aux cartes ordinaires. La société a pour objectif de proposer aux personnes, de nouvelles méthodes pour la porter, et sortira cette carte dans 5 pays dont la Corée et Hong Kong dans la région Asie Pacifique d'ici l'automne 2003.
La Visa Mini Card est disponible auprès de la Bank of America depuis juillet 2002. Selon cet organisme, plus de 8 millions de personnes la possèdent sur 14 millions d'utilisateurs de carte Visa. La banque souhaite accroître le nombre d'utilisateurs de la version mini de 10 millions en 2003.
L'industrie mondiale de la carte de crédit est saturée.
En raison de cette situation, Visa International veut introduire de nouveaux moyens pour porter une carte de crédit comme par exemple, attachée à un téléphone mobile ou sous forme de porte-clés. La Visa Mini peut être utilisée avec les terminaux de paiements existants. Les boutiques n'ont donc pas d'investissement à faire. Par contre, les distributeurs automatiques ne l'acceptent pas.