A quoi cela sert ? Stockage et Archivage sont deux notions facilement confondues. Il existe cependant une distinction :
Le stockage est un terme générique qui consiste à recopier des données de production sur un support magnétique (bandes) ou numérique (disques durs). Il existe du stockage en local sur le site de l'entreprise, ou externalisé pour des besoins de sécurité. On parle aussi de stockage en réseau avec des solutions dites SAN (Stockage Aera Network) ou NAS (Networked Attached Storage).
De son côté, l' archivage concerne la conservation des données de production, applicatives ou systèmes pour les besoins propres à l'entreprise ou pour des raisons juridiques, fiscales, administratives ou sociales. Tous les documents sont indexés afin que leur recherche soit plus rapide. L'archivage implique également la conservation des équipements, logiciel et matériel, nécessaires à l'exploitation de ces données, comme par exemple, des lecteurs de microfiches, de disques optiques numériques….
Dans l'univers de la GEIDE (Gestion Electronique d'Informations et de Documents Existants), l'archivage et le stockage sont indissociables car la technique du premier s'appuie sur la puissance du second. (Voir Article sur la Bureautique et la GED)
Comment cela marche ? Le SAN est un réseau spécifique sur lequel vont venir se greffer des serveurs, des concentrateurs, des commutateurs, des moyens de stockage… Le SAN est en général réservé aux grandes entreprises qui ont besoin de hautes performances dans leurs échanges de données.
Un NAS par contre est un moyen de stockage tel qu'un serveur, directement connecté au réseau local de l'entreprise. Ses principaux avantages sont sa flexibilité. Les entreprises peuvent connecter facilement des périphériques et des applications. Tous deux étant d'un coût plus économique que ceux adaptés aux SANs. Le NAS est principalement dédié aux PME/PMIs.
Si ces 2 éléments sont réservés à du stockage et de l'archivage en local, il existe depuis quelques années, des entreprises spécialisées dans le stockage à distance. L'idée est de profiter du haut débit sur Internet pour louer un espace virtuel auprès d'une société afin d'y placer des données partageables ou non.
Combien cela coûte ? Le moins cher des SANs est le Sanstor BR-1600FC d'Additional Design. Modèle d'entrée de gamme à moins de 15000 € HT, sa capacité maximale est de 4 To avec seize disques de 250 Go. Ensuite, les prix montent très vite. Le modèle suivant est à 35000 € HT de Dell/ECM, le CX200. L'installation de ce SAN est complexe. Elle est généralement réalisée par un professionnel.
Un NAS parmi les plus économiques, se trouve chez Iomega. Le P400m Series d'une capacité de 1 To est proposé aux environs de 5500 € HT. Dell propose également des solutions de NAS dans la gamme des PowerVault de 2000 € à 15 000 €.
Digital Storage propose une solution à partir de 950 € HT pour un modèle d'une capacité de 160 Mo.
Pour le stockage à distance, la société Xdrive par exemple propose un prix de base de 10€/mois pour une capacité de 500 Mo et jusqu'à 50 €/mois pour 5 Mo.
Oodrive dispose aussi de son côté d'une offre de sauvegarde à distance. Par exemple, 100 Mo pour 10 € HT/mois, 1 Go pour 55 € HT/mois. Yahoo quant à lui, permet à toute personne qui ouvre un compte, d'avoir sur Internet, une capacité gratuite de stockage de 30 Mo. Le service est Porte-Documents.
Comment font-ils ? Cité Nouvelle est l'un des plus importants organismes de logements sociaux de la Loire. Il gère près de 7500 habitations sur environ 50 communes de ce département et du Rhône. Il est équipé depuis quelques années, d'une base documentaire, Docubase, installée sur un serveur Compaq biprocesseur 2,4 Ghz avec 1 Go de mémoire. Ce dernier joue également le rôle de serveur pour l'application de gestion locative. Sept disques durs d'une capacité de 36 Go chacun sont présents dans cet ordinateur : 2 en architecture RAID 0 (mirroring) accueillent le système UnixWare 8.0, et 5 en Architecture RAID 5 sont destinées aux données. Une sauvegarde sur bande est réalisée quotidiennement sur un lecteur de bandes magnétiques DLT 80 Go. Un lien de communication à 1Gbit/s relie cette société à son ancien serveur mis à jour et transformé en solution de " backup " dans une salle différente, où une sauvegarde incrémentale de disque à disque est réalisée pendant la nuit, permettant une reprise en cas d'incident majeur ainsi qu'une recherche aisée d'un fichier sauvegardé. Enfin, Cité Nouvelle a fait l'acquisition d'un graveur de DVD qui permettra de sauvegarder les mini-disques générés par Docubase en utilisant le module de lecture autonome assurant une lecture sur n'importe quel PC. Cette solution matérielle et logicielle mise en place au sein de cet organisme montre les liens très étroits qui existent entre le stockage et l'archivage.
Comment cela va évoluer ?
Le stockage et l'archivage vont surtout évoluer au niveau de la capacité des disques durs et des prix. Par exemple, Maxtor vient de présenter un procédé susceptible de permettre le quasi-doublement de la capacité des disques durs avec un surcoût de fabrication limité. Baptisé Perpendicular Magnetic Recording (PMR), ce procédé permet d'atteindre une capacité de l'ordre de 175 Go par plateau contre 80 Go actuellement. L'autre tendance va être liée à la généralisation des hauts débits dans les réseaux distants, ce qui va faciliter le stockage et l'archivage chez des prestataires extérieurs.
Il semble aussi que le système d'exploitation Linux s'introduise sur le marché. SuSE vient de s'associer à Veritas pour fournir des outils d'administration de serveurs de stockage sous Linux et en développer ensemble.
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