LES CHOIX CONTRACTUELS


Un contrat en commerce électronique comprend un ensemble de clauses dont les conditions générales de vente, les obligations en matière contractuelle vont être différentes en B to B et en B to C

A quoi cela sert ?

Code civil, art. 1101 : "un contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s'obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose."

Un contrat est composé d'un ensemble de clauses. Ces clauses précisent les obligations de chacune des parties et permettent de se prémunir contre d'éventuelles contestations. Les parties (ou contractants) s'engagent ainsi en connaissant la portée de leurs obligations et les limites des exigences de l'autre. Mais dans la vie courante des affaires beaucoup de contrats ne font pas l'objet de négociations, c'est le cas de la plupart des contrats de vente qui sont présentés sous forme de conditions générales de vente. Ces dispositions sont définies par l'entreprise et sont applicables à l'ensemble de ses clients.

Comment cela marche ?

Comme tout contrat, le contrat de vente devra répondre aux conditions de validité des contrats ( Code civil ).

En B to C, le commerce électronique est assimilé à la vente à distance, le contrat devra donc respecter les exigences contractuelles en matière de vente à distance ( Code de la consommation ) ainsi que celles particulière au commerce électronique ( cf. Le cadre législatif)

Par contre, en B to B un contrat en commerce électronique devra respecter le Code de commerce.

En B to B :

Selon l'article L441-6 du Code de commerce, " tout producteur, prestataire de services, grossiste ou importateur est tenu de communiquer à tout acheteur de produit ou demandeur de prestation de services pour une activité professionnelle qui en fait la demande, son barème de prix et ses conditions de vente. "

Elles devront définir le délai et lieu de livraison, le prix, les conditions de paiement, le délai de paiement, les pénalités de retard, les rabais et ristournes, les garanties commerciales, les clauses résolutoires, etc. Il est très important, pour limiter tout risque juridique, que l'acceptation des CGV par les clients ne puisse être remise en cause. Si les parties s'adressent mutuellement des conditions générales comportant des clauses contradictoires, les clauses contraires s'annulent.

En B to C :

Les contrats en commerce électronique B to C doivent respecter le Code de la consommation. Ce code a été modifié le plus récemment par l'ordonnance du 23 août 2001 (transposition de la directive européenne du 20 mai 1997). Cette ordonnance renforce la protection des consommateurs en matière de contrats à distance par le biais de cinq mesures qui visent à :

> 351 sites ont été contrôlés (sur un total de 8 000)

> 402 anomalies (absence de mentions obligatoires, non-respect des règles de publicité des prix, publicités trompeuses….) ont été relevées

> 237 mises en demeure de les rectifier, 147 procès-verbaux " intermédiaires " retransmis aux directions départementales du siège des entreprises pour enquêtes plus approfondies, et 18 procès-verbaux transmis aux parquets

> 6 619 messages électroniques de réclamations provenant d'internautes (ex : non-respect des délais de livraison, questions d'hygiène et de qualité…), transmis notamment par l'intermédiaire des formulaires présents sur le site www.minefi.gouv.fr .

Ces messages proviennent pour l'essentiel des consommateurs (87 %), ensuite des professionnels (11 %), le reste d'administrations françaises ou d'institutions étrangères.

Combien cela coûte ? ?

Du côté de l'acheteur, le plus souvent, il n'y pas de négociation des clauses d'un contrat de vente en ligne car il s'agit généralement de conditions générales de vente (qui par définition ne sont pas négociables), il n'y a donc pas de coût relatif au contrat. Du côté de l'entreprise, la rédaction d'un contrat de vente a un coût car elle devra se faire conseiller (avocats, experts-comptables) sur le contenu pour respecter la législation en vigueur et se prémunir contre d'éventuels litiges résultant d'une mauvaise rédaction des CGV.

Comment font-ils ?

Exemples de CGV sur des sites spécialisés en B to C :

Exemples de CGV sur des sites spécialisés en B to B :

Comment cela va évoluer ?

Le contenu de la directive européenne 2000/31/CE va être transposé prochainement, pour plus d'information voir : le projet de loi pour le confiance dans l'économie numérique.

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